La Révolution et l'Empire

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I. 1789-1791 : un nouveau régime et l’affirmation de la souveraineté du peuple

En 1789, les députés de Tiers Etat s’opposent au roi Louis XVI lors des Etats généraux pour son absence de réformes.

Lors du Serment du jeu de Paume, les députés du Tiers-Etat prêtent serment de donner une Constitution* (texte qui définit l’organisation et le fonctionnement d’un Etat) à la France. Ils se proclament Assemblée nationale le 17 juin 1789Le peuple de Paris se soulève et attaque la forteresse de la Bastille le 14 juillet 1789 : le roi reconnaît le pouvoir de la nouvelle AssembléeLe 26 août 1789, avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, marque des droits nouveaux pour les citoyens qui deviennent égaux devant la loi et libres

C’est l’affaiblissement de l’autorité royale, qui accepte la Constitution. En 1791 : mise en place d’une monarchie constitutionnelle (régime avec un roi dont les pouvoirs sont limités par une Constitution) : fin de la monarchie absolue de droit divin. C’est la fin de la société d’ordres.

 

II. 1792-1794 : de la République à la Terreur

 

10 août 1792 : le château des Tuileries est pris par les Sans-culottes : la famille royale est emprisonnée.

  • 21 septembre 1792, un nouveau régime naît, la République.
  • Louis XVI est guillotiné, ce qui provoque une alliance des pays européens, qui ont peur d’une propagation des idées révolutionnaires en Europe.
  • En France, des révoltes ont lieu : Vendée.

Mise en place de la Terreur par Robespierre pour sauver la République

  • Les libertés sont suspendues : mise en place de tribunaux révolutionnaires pour éliminer les suspects.
  • La République est sauvée : les rois européens sont repoussés (victoire de Valmy de 1792).  

La Terreur prend fin avec la mort de Robespierre.

 

III. 1799-1804 : du Consulat au Premier Empire

 

Dès 1795, une nouvelle république : le Directoire.

  • Le Directoire ne parvient pas à sortir le pays de la crise.
  • Besoin d’un retour au calme et à l’ordre
  • 9 novembre 1799 : coup d’Etat du général Napoléon Bonaparte qui prend le pouvoir.

  • Maintien de la République avec le Consulat (1799-1804) dirigé par Napoléon : de nombreuses réformes sont réalisées pour moderniser le pays et rétablit la paix en France.
  • Mais Napoléon confisque tous les pouvoirs : création de l’Empire (1804-1815).

L’Empereur est vaincu en 1815 par les rois européens.

Les paragraphes argumentés

La prise de la Bastille

A la fin du XVIIIe siècle, la France traverse une crise financière, sociale et économique. Le roi Louis XVI décide de convoquer les Etats généraux.

[ développement ]

La séance d’ouverture des Etats généraux a lieu le 5 mai 1789 à Versailles. Mais le roi Louis XVI n’annonce aucune réforme profonde. Très déçus, les députés du Tiers-Etat se proclament Assemblée nationale. Le roi de France renvoie Jacques Necker, le ministre des finances pourtant favorable au peuple. Le 14 juillet 1789, une rumeur circule dans la ville selon laquelle le roi Louis XVI s'apprêterait à disperser par la force les députés réunis à Versailles. Dès le matin, quelques milliers de gens en colère s'attroupent et se dirigent vers l'hôpital des Invalides où elles s'emparent de fusils, puis vers la Bastille, censée contenir de la poudre. La Bastille est une forteresse impressionnante mais peu remplie de prisonniers ni très défendue en troupes. C’est surtout le symbole du pouvoir absolu et l’arbitraire du roi. Une délégation est envoyée pour y exiger le retrait des canons mais surtout de la poudre. C’est au fil des négociations que la tension monte. Le gouverneur de Launay accepte de retirer ses canons, accusés de menacer le peuple parisien. Puis ses hésitations dans les négociations commencent à agiter la foule, qui demande maintenant la reddition de la forteresse. La foule, venant des Invalides, commence à être nombreuse. Les troupes du gouverneur ont dû se replier dans la prison même laissant les assaillants prendre les deux cours extérieures. La colère monte d’un cran lorsque la garnison et ses troupes suisses ouvre le feu sur la foule, sans doute par dissuasion. Sous la direction de Hulin, les Parisiens arrivent au pied de la Bastille vers 15h30 avec quelques canons. Le combat continue. Finalement, le gouverneur de Launay est capturé puis exécuté. Le boucher, Desnot, est chargé de le décapiter et sa tête est brandie au bout d’une pique. La Bastille est pillée toute la nuitCes violences, que le roi n'ose pas sanctionner, marquent le début de la Révolution française. Pourtant, Louis XVI aurait écrit : « 14 juillet : rien ». C’était en réalité son journal de chasse.  Les conséquentes sont immédiates : le 16 juillet, le roi doit rappeler Necker et le 17 juillet, il doit s’engager à porter la cocarde tricolore.

 

[ conclusion ]

Un an plus tard, le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération scelle la réconciliation du roi, des députés et du peuple. Mais cette réconciliation sera de courte durée... Depuis 1880, le 14 juillet est fête nationale.

 

Une France nouvelle 

A la fin du XVIIIe siècle, la France traverse une crise financière, sociale et économique puis politique. La France connait d’ailleurs plusieurs régimes politiques : une monarchie constitutionnelle (1789-1792), une république (1792-1799), un consulat (1799-1804) et un empire (1804-1815).

D’un point de vue politique, depuis la Révolution, les Français ne sont plus des sujets, mais des citoyens possédant des droits (liberté d’expression, de presse, de culte...). La nation devient peu à peu souveraine. Les pouvoirs sont séparés. La vie politique se développe, avec la création de clubs. C’est la naissance d’une opinion publique avec la multiplication d’organes de presse, de pétitions ou de mouvements politiques. Les députés élus par les citoyens débattent à l’Assemblée. Les citoyens ont aussi des devoirs, comme la conscription.

D’un point de vue économique et social, le libéralisme économique s’installe. Les droits de douanes sont supprimés et pour simplifier les échanges, le système de poids et mesures est unifié (mètres, grammes, litres...). Le franc germinal et la banque de France sont créés par Napoléon sous le Consulat. Par contre, les syndicats (Loi Le Chapelier en 1791) et les grèves sont interdits. Le code civil instaure l’égalité des droits. Les femmes obtiennent le droit au divorce, mais demeurent inférieures aux hommes (pas de droit de vote, obéissance au mari...). L’administration du pays est unifiée, la centralisation est renforcée. Le territoire est divisé en communes et en départements, avec à leur tête un préfet nommé par l’Etat. De plus, l’impôt est proportionnel à la fortune. Enfin, l’égalité s’exerce aussi devant les tribunaux : les juges sont rémunérés, la torture est supprimée.

D’un point de vue culturel et religieux, l’église catholique est dominante mais la liberté religieuse, établie par la D. D. H. C. le 26 août 1789, est confirmée par le Concordat de 1801. L’influence de l’Eglise catholique est réduite par des mesures de déchristianisation : létat civil est créé et le mariage civil est instauré. L’Eglise n’a plus le monopole de l’école ; des lycées publics, mis en place par Napoléon, forment les fonctionnaires de l’Etat.

 

La France de la Révolution et de l’Empire est marquée par de nombreuses transformations, aussi bien politiques (avec pas moins de quatre régimes), économiques et sociales que culturels et religieux. Après la seconde abdication de Napoléon, le 22 juin 1815, la monarchie est de retour : c’est la Restauration. Le roi Louis XVIII, frère cadet de Louis XVI, monte sur le trône.

Date de dernière mise à jour : 12/03/2022

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