Les migrations internationales

Migrations internationales

Connaissances

Les flux migratoires internationaux

carte mentale

Quelles sont les carractéristiques et les effets des flux de migrations internationales ?

 

Migrants clandestins

Opération de sauvetage en Méditerranée. D. R. et © AP Photo

 

A - Des flux en augmentation à toutes les échelles

 

  • Les migrations internationales : forte augmentation dans le contexte de la mondialisation. Le nombre de migrants internationaux est passé de 100 millions à 260 millions entre 1975 et 2017. Actuellement, 3.5% de la population mondiale vit dans un autre État que son pays d’origine.
  • Les principales régions d’arrivée sont les pays les plus riches et les plus développés : Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, pays du Golfe (ex : Dubaï).
  • Les foyers d’origine des migrants internationaux sont d’abord l’Asie (60% des migrants), puis l’Afrique (16%) et l’Europe de l’Est (10%).
  • A l’échelle mondiale, les principaux flux de migrants sont donc des flux Sud-Nord : double logique de « proximité » et de recherche d’un meilleur cadre de vie. Ce sont principalement des flux de travailleurs peu qualifiés.
  • Cependant à l’échelle intracontinentale, les migrations Sud-Sud sont aussi très importantes, surtout à l’intérieur des continents peu développés (ex : migrations intra-africaines).

 

B - Les facteurs des migrations

 

  • Les migrations de travail (recherche d’une vie meilleure, etc.) sont surtout le fait de travailleurs peu qualifiés, qui se dirigent vers un pays plus riche que le leur. Elles sont souvent clandestines. Lorsqu’elles sont autorisées par le pays d’accueil, elles donnent souvent naissance à des migrations familiales.
  • Il existe aussi des travailleurs qualifiés qui quittent leur pays d’origine pour s’enrichir : cette migration, le plus souvent légale, a pour nom le brain drain. On peut y associer les migrations étudiantes, facilitées en Europe par le programme Erasmus).
  • Les migrations pour raisons politiques (persécution, dictature, guerre) et environnementales (fuir des catastrophes naturelles) peuvent permettre d’accorder aux migrants le statut de réfugié. C’est le cas des Syriens fuyant la guerre et la répression. L’ONU estime que d’ici 2050, le changement climatique poussera environ 150 millions de personnes à migrer.

 

C - Les effets géographiques des migrations internationales

 

Dans les pays de départ :
 
üL’émigration d’une partie de la jeunesse (parfois qualifiée) : perte démog, mais aussi une perte éco. C’est le
« brain drain », qui voit de jeunes perso qualifiées quitter leur pays d’origine : ce phénomène nuit au développement local.
üToutefois, les pays de départ négocient de + en + avec pays d’accueil. En effet, 70% des Africains diplômés en Europe ou aux E.-U. projettent de travailler pour leur pays d’origine : le « brain gain ».
üEnfin, les émigrés pratiquent svt la remise : 1 X installés, ils émettent des flux financiers vers leur pays d’origine, pour aider leur famille.
 
Dans les pays de transit et d’arrivée :
 
üD’un côté les États doivent organiser l’arrivée des migrants légaux, dans le même temps ils luttent contre l’immigration clandestine par des protections aux frontières (ex. : mur entre la Serbie et la Hongrie), la surveillance des pts de passage (par l’agence Frontex en Méditerranée, pour surveiller les frontières de l’Esp Schengen), des camps de transits.
üMalgré de lourdes dép dans la gestion, elle offre aussi aux pays d’accueil une main d’œuvre bon-marché que les entreprises convoitent (bâtiment, agriculture saisonnière, nettoyage, métiers pénibles et mal payés). Elle compense aussi le déficit nat de certains pays, comme l’All, et paye des impôts.
üL’immigration produit enfin un changmt démog durable dans les pays de destination. Les migrants s’installent souvent dans les gdes villes et s’y regroupent par quartiers, en fonction de leurs origines (XIIIème arrondissement chinois à Paris, quartiers italien ou pakistanais à Toronto…). Ainsi les communautés immigrées forment des diasporas dans les pays d’accueil.
 
 
 
Source des connaissances : cours de Yann Bouvier

Vocabulaire

Émigration : départ d’un pays pour s’installer dans un autre.

 

Immigration : arrivée de personnes étrangères dans un pays pour s’y installer.

 

Migration : déplacement d’une population quittant son lieu de résidence pour s’installer dans un autre.

 

Migration familiale : migration des membres de la famille d’un migrant.

 

Migrants internationaux : personnes installées dans un pays différent de celui où elles sont nées.

 

Expatrié : personne qui travaille à l’étranger pour le compte d’une entreprise de son pays d’origine.

 

Diaspora* : communauté de migrants dispersés dans le monde entier ayant conservé une identité culturelle et des relations fortes avec le pays d’origine.

Brain gain* (« retour des cerveaux ») : politique visant à faciliter le retour au pays des travailleurs qualifiés.

 

Réfugié : personne contrainte de quitter son pays pour des raisons politiques, religieuses, ethniques ou climatiques.

 

Flux* : déplacement de personnes, de biens, d’informations.

 

Réfugié climatique* : personne contrainte de se déplacer suite à un évènement d’origine climatique.

 

Diplomatie des migrations : relations entre États ayant pour objectifs de défendre les intérêts des ressortissants du pays d’origine.

 

Remises* : transferts d’argent de migrants vers leur pays d’origine.

 

Ressortissant : personne qui, dans un pays, relève de l’autorité d’un autre pays.

Date de dernière mise à jour : 06/04/2021

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