La première guerre mondiale (paragraphes argumentés)

La première guerre mondiale, une guerre totale

Sous la forme d’un développement construit d’une trentaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples précis, montrez qu’aussi bien les civils et les militaires ont été impliqués durant le premier conflit mondial qualifiée de « guerre totale ».

 

La Première Guerre mondiale, déclenchée en août 1914 puis terminée le 11 novembre 1918, est une guerre totale car elle implique aussi bien les civils de « l’arrière » ou des régions occupées que les militaires qui combattent sur le front. En quoi est-ce une guerre totale ?

 

La Première Guerre mondiale est marquée par la « violence de masse » sur le front. Ainsi, en France, la bataille du Chemin des Dames en 1917, déclenchée par les Français, est l’une des plus connues des guerres des tranchées. Tout d’abord, au moment de l’assaut, les soldats à découvert font face aux tirs ennemis, aux obus, aux gaz asphyxiants, aux lance-flammes. Les combats à la baïonnette sont sans merci également. Les armements doivent faire le plus de victimes possibles.

Par ailleurs, les conditions de vie dans les tranchées sont très mauvaises pour les soldats : manque d’hygiène (poux, rats, boue…) et de nourriture.  Ils dorment dans leurs vêtements, sur des sols durs ou boueux selon la saison. Pour rompre leur quotidien difficile, les soldats qui ont très peu de permissions écrivent des lettres à leurs proches. Finalement, l’offensive française, sous la direction du général français Nivelle, échoue. Cette bataille a fait plus de 200 000 morts parmi les soldats français et allemands sans compter les milliers de blessés, mutilés (« gueules cassées ») et les traumatismes psychologiques engendrés.

 

Les civils sont mobilisés pour l’effort de guerre par une intense propagande organisée notamment par les États belligérants. Ils prêtent ou donnent leur argent pour aider à financer l’achat des équipements et du ravitaillement des soldats.

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Les femmes jouent un rôle particulièrement important. Elles remplacent dans la vie économique (les usines, les champs, les services…) les hommes partis combattre. Elles participent également au soutien moral des combattants en leur envoyant lettres et colis. Mais les civils sont aussi des victimes de la guerre. Ils souffrent des pénuries de biens vitaux comme le charbon ou les denrées alimentaires. Ils sont également victimes des destructions et sont parfois aussi les cibles des attaques comme lors des bombardements aériens.

 

En conclusion, les soldats combattent durement sur le front et subissent des conditions de plus en plus difficiles. Quant aux civils, particulièrement les femmes, ils ont un rôle crucial dans la mobilisation générale pour la guerre en participant de différentes manières à l’effort de guerre. Ils subissent également souffrances et violences.

La première guerre mondiale, une violence de masse

Sous la forme d’un développement construit d’une vingtaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples précis, décrivez la violence du premier conflit mondial.

 

La Première Guerre mondiale a duré d’août 1914 à novembre 1918 et a eu lieu essentiellement en Europe. Elle a été très violente. En quoi a-t-elle été d'une violence extrême ?

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La violence s’est d’abord exercée au front. Les soldats affrontent des armes très meurtrières : artillerie et ses obus de tous calibres (70 % des morts), mitrailleuses, emploi de gaz asphyxiants, jet de liquides enflammés, les tanks. Sur le front de l’Ouest, les armées s’enterrent face à face dans des tranchées, protégées par des barbelés et des mines. C’est la guerre de tranchées. Pendant trois ans, le font bouge peu. Les grandes offensives (Verdun, la Somme), très meurtrières, se soldent par des échecs. En effet, la bataille de Verdun, déclenchée en février 1916 par les Allemands, est un exemple de violence de masse. La bataille a causé plus de 700 000 victimes (morts et blessés). Enfin, les soldats vivent dans la boue, l’humidité et le manque d’hygiène (rats, poux). Sur mer aussi, la violence est sans égale : des centaines de bateaux sont coulés dans la Manche, l’Atlantique ou la Méditerranée par les sous-marins allemands. Durant la guerre, plus de 70 millions de soldats sont mobilisés. Parmi eux, plus de 9 millions de soldats sont tués et 6 millions d’invalides sont mutilés.

De même, les civils subissent la violence de la guerre d’une façon nouvelle. Les civils souffrent aussi de la guerre. Ils pleurent la mort des soldats ou attendent de leurs nouvelles dans l’angoisse. Les pénuries alimentaires et la hausse des prix rendent la vie quotidienne très difficile. En Belgique, et dans le nord de la France, les habitants doivent supporter le poids de l’occupation : indemnités de guerre, réquisitions et travail forcé. Ceux qui cherchent à résister sont exécutés. Dès août 1914, des églises, des hôpitaux, des villages sont bombardés sur le front Ouest. En 1915, au sein de l’Empire ottoman, un génocide est organisé par le gouvernement turc contre la population civile arménienne et cause près d’1,2 million de morts. La plupart des hommes sont massacrés près de chez eux alors que les femmes et les enfants sont tués au cours de longues marches vers le désert syrien.

 

La violence s’est donc manifestée de plusieurs manières pendant la guerre, au front mais aussi contre les civils, à l’arrière.

Le génocide arménien

Sous la forme d’un développement construit d’une vingtaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples précis, décrivez la violence du génocide arménien.

 

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Plus 1,8 million d’Arméniens, de confession chrétienne, vivent en Asie mineure au nord-est de l’Empire ottoman. Au début de la première guerre mondiale, le gouvernement turc décide de les exterminer en prétextant qu’ils pourraient aider les armées russes. En quoi est-ce un des premiers génocides de l’histoire ?

 

Le génocide des Arméniens commence en 1915. Il est organisé par les autorités gouvernementales turques qui profitent d’une défaite militaire face aux Russes pour mettre en cause la population arménienne, déjà persécutée depuis la fin du XIXe siècle. Dans un télégramme envoyé au gouverneur de la province d’Alep, Talaat Pacha, ministre de l’intérieur stipule que « le gouvernement a décidé d’exterminer tous les Arméniens habitant en Turquie ». Les arrestations et déportations concernent tous les Arméniens présents en Anatolie orientale et à Constantinople.

Ils sont très nombreux à être assassinés sur place ou meurent au cours de la déportation. La plupart des hommes sont massacrés près de chez eux alors que les femmes et les enfants sont tués au cours de longues marches vers le désert syrien et ses camps de concentration (Deir-ez-Zor). Beaucoup ont péri de faim, de soif, de fatigue. Au total, autour d’1,2 million de personnes sont ainsi massacrées. Le vocabulaire employé par les autorités montre qu’il s’agit d’un génocide (extermination volontaire, organisée et systématique de tout un peuple pour des raisons religieuses, culturelles ou politiques).

 

Certains survivants peuvent témoigner des nombreux massacres lors du génocide arménien. Aujourd’hui, le génocide arménien n’est pas reconnu par les autorités turques.

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Date de dernière mise à jour : 20/09/2020