Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Berlin et l’Allemagne sont divisés en quatre zones d’occupationpar les Alliés. Pourquoi cette ville devient-elle le symbole de l’affrontement entre les deux blocs ?
Dès 1947, les Occidentaux et l’URSS sont en désaccord sur le sort futur de l’Allemagne et de Berlin car, depuis 1945, l’Allemagne est divisée en quatre zones d’occupation : soviétique à l’Est et occidentale à l’Ouest (américaine, britannique et française). Berlin est elle aussi divisée entre deux zones d’occupationoccidentale et soviétique.
Berlin connaît une première crise en en 1948-1949 lorsque Staline décrète un blocus qui bloque tous les accès routiers et ferroviaires de Berlin-Ouest. Les États-Unis ripostent immédiatement au blocus soviétique par un pont aérien pour ravitailler les Berlinois. Face à la fermeté des Américains, Staline lève le blocus.
Cette crise débouche sur la naissance de deux États allemands : la RépubliqueDémocratiqueAllemande, le 7 octobre 1949 (RDA communiste) et la RépubliqueFédérale d’Allemagne, le 8 mai 1949 (RFA démocratique).
Berlin demeure cependant une source de tension. En 1961, les autorités est-allemandes avec l’accord de l’URSS, décident de construire un mur afin d’empêcher les habitants de l’Est de passer à l’Ouest.
En 1963, le président américain Kennedy prononce à Berlin-Ouest un discours célèbre : « Ich bin ein Berliner! » dans lequel il dénonce le mur de Berlin et fait de la ville un symbole de la démocratieface au système communiste privant les hommes de liberté. Berlin est bien le lieu de l’affrontement idéologique de deux systèmes opposés.
La division en deux de l’Allemagne et de Berlin a symbolisé le monde bipolaire au temps de la guerre froide jusqu’à la chute du mur en 1989.
Date de dernière mise à jour : 17/05/2020
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